
Interrogatoire de Bernières, du 12 décembre 1679, Vicennes.
Archives de la Bastille, vol. 6, p. 61-62. François de Bernières, chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, natif de Bry en Normandie, âgé de cinquante-six ams. –Quelles affaires ila faites avec la Petit? –Il a été chez la Petit avec M. le duc de Brissac, deux ou trois fois, et c’était pour une realité qui était proposée par Mely, apothicaire, que a été depuis apothicaire de M. de Nourra. Mely est mort depuis deux ou trois ans, et était de Valence en Dauphiné. –Ques apprêts furent faits chez la Petit pour faire cette épreuve? –C’était pour l’or et de l’argent mélés ensemble, et Mely avait apporté les ingrédients et fait les apprêts, et ne me vitautre chose que mettre dans un creuset de l’or et de l’argent par Mely, avec de la composition quìlavait préparée; mais cela ne réussit pas, et cela n’était bon pour faire pendre. –Pourquoi il retournait chez la PEtit pour le secret, puisqu’il n’avait pas réussi? — Il nà vu travailler que cette seule fois la Petit, et les autres fois qu’l y a vu M. de Brissanc, il ne sait ce qu’il y venait faire; et à son égard, il allait de fois et d’autres chez la Petit pour voir son mari.
François de Bernières, caballero de la Orden de San Juan de Jerusalén y de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, nacido en Bry, Normandía, a los cincuenta y seis años. —¿Qué asuntos trataba con Petit? —Fue a casa de Petit con el duque de Brissac dos o tres veces, y fue para una realidad propuesta por Mely, boticario, quien desde entonces ha sido boticario del Sr. de Nourra. Mely murió hace dos o tres años, y era de Valence, en el Delfinado. —¿Qué preparativos se hicieron en casa de Petit para esta prueba? —Era para oro y plata mezclados, y Mely había traído los ingredientes y hecho los preparativos, y me vio hacer nada más que poner oro y plata en un crisol junto a Mely, con la composición que él había preparado; pero no funcionó, y no era bueno para la horca. –¿Por qué volvió a casa de Petit a buscar el secreto, si no lo había conseguido? — Sólo vio a Petit trabajando esta vez, y las otras veces que vio allí al señor de Brissanc, no sabe qué vino a hacer allí; y en cuanto a él, iba de vez en cuando a casa de Petit para ver a su marido.


Chambellan, gentilhomme breton
Archives de la Bastille, Vol. 6, 260, déclaration de la Colignon, l’an 1680, le 19 julliet, à la Bastille.Elle a desiré nous parler, voulant reconnaître la vérité, et encore bien qu’elle nous ait dit que’elle n’avait demeuré que deuz jours chez la Chappelain, en sa maison du fauburg Saint-Antoine, la vérité est qu’elle y a demeuré depuis les vedanges jusqu’á la Saint-Thomas, et dans le logement du jardinier Cauchois, et pendant ce temps-là, elle vit dans la maison qu’il y fut fait un grand fourneau au milieu d’une chambre dans lequel il y eut dufeu jour et nuit pendant un temps considérable pour faire des distillations, et c’était ungrand homme noir, picoté de vérole, qu’elle entendit appeler la Chaboissière, qui travallait aux distillations jour et nuit, et disait que c’était des euaux qu’on distillait pour le Roi. Il venait un home dans la maison que se disait médecin, et qu’on appelait M. Delore,et lequel allait dans la chambre où se faisaient les distillations; y a vu aussi venir deux grands hommes qui étaient étrangers, et lorqu’ils parlaient entre eux, ls parlaient d’un langageétranger; ilsne passaient pas l’âge de vingt à trente ans. Madame Chappelain venait aussi quelquefois dans la chambre où se faisaient lesdistillations, et était accompagné quelquefois d’un homme que venait en carrosse avec elle, et d’autres fois y venait seule.
Ella quería hablarnos, queriendo reconocer la verdad, y aunque nos dijo que solo había estado dos días en casa de Chappelain, en su casa del arrabal de Saint-Antoine, lo cierto es que permaneció allí desde la cosecha hasta Saint-Thomas, en la casa del jardinero Cauchois. Durante ese tiempo, vio en la casa que se había construido un gran horno en medio de una habitación, en el que había fuego día y noche durante un tiempo considerable para hacer destilaciones. Era un hombre negro alto, con viruela, a quien oyó llamar la Chaboissière, quien trabajaba en las destilaciones día y noche, y decía que eran aguas que se destilaban para el Rey. Entró en la casa un hombre que se hacía llamar médico, llamado M. Delore, y entró en la habitación donde se hacían las destilaciones. También vinieron dos grandes hombres extranjeros, y cuando hablaron entre sí, lo hicieron en un idioma extranjero. No pasaban de los veinte o treinta años. Madame Chappelain también iba a veces a la sala donde se hacían las destilaciones, a veces acompañada por un hombre que la acompañaba en un carruaje, y otras veces iba sola.

Archives de la Bastille, 10, 21 de enero de 1703.
Lettre de Chamillart a M. D’Argenson, Versailles, 20 janvier 1703. «J’ai reçu, avec la lettre que vous avez pris la peine de m’écrire l’extrait desprincipales pièces qui se sont trouvées parmi las paiers de Montroyal; j’en ai rendu compte au Roi, qui est persuadé que cet homme fait plutôt le metier d’espion que de chimiste, et que le secret de la pierre philosophale qu’ilcherche est un prétexte pour chacher aux yeuz du public sa mauvaise conduite. Pour l’empêcher de continuer ce métier, S. M. a resolú de le faire tranférer à Vicennes pour y être gardé jusq’à novel ordre d’elle, et je vous l’adresse pour le faire exécuter»
Recibí, junto con la carta que usted se tomó la molestia de escribirme, el extracto de los principales documentos encontrados entre los papeles de Montroyal. Se lo comuniqué al Rey, quien está convencido de que este hombre es más un espía que un químico, y que el secreto de la piedra filosofal que busca es un pretexto para ocultar su mala conducta a la opinión pública. Para impedir que continúe con esta profesión, Su Majestad ha decidido trasladarlo a Vicennes para que permanezca allí hasta nueva orden suya, y se lo envío para que lo haga cumplir.

Archives de la Bastille, 18 de agosto de 1703
JOURNAL DE M. DU JUNCA. Du samedi 18 août (1703), à 4 heures de l’aprés-midi, M. le marquis de Torcy a envoyé un exprès pour apporter l’ordre du Roi, pour mettre dans le moment M. Chambon, médecin chimiste, dans une entière liberté de sortir, ce qui a été exécuté dans le moment; lequel restera dans Paris, y étant bien établi.
DIARIO DE M. DU JUNCA. El sábado 18 de agosto (1703), a las 4 de la tarde, el Marqués de Torcy envió un expreso para entregar la orden del Rey de dar inmediatamente al Sr. Chambon, químico, plena libertad para salir, la cual se ejecutó de inmediato; permanecerá en París, pues allí se encuentra bien establecido.

Signeurie de Rennes
PONTCHARTRAIN A M. DE NOINTEL, INTENDANT DE RENNES. Versailles, 11 février 1705.
On a arrêté à Paris Seigneurie, un jeune homme, natif de Rennes, à cause d’un mauvais commerce de recherches de trésors, de chimie et de pierre philosophale dans lequel il s’est trouvé impliqué ; il dit, entre autres choses, que le P. Marchand, Augustin, de la ville de Rennes, a été son maître dans cette science chimérique. Le Roi m’ordonne de vous écrire d’avertir les supérieurs de ce religieux de prendre garde à sa conduite et de lui donner de meilleures occupations.
A l’égard de Seigneurie, la plus grande grâce qu’on puisse lui faire, sera de le mettre en liberté, à condition de se retirer chez lui ; c’est de quoi il faut que vous avertissiez ses parents, afin qu’ils aient attention sur sa conduite, et il ne sortira de prison qu’après que vous aurez pris la peine de me faire réponse. (A. N.)
Un joven, nacido en Rennes, fue arrestado en París, Seigneurie, por estar involucrado en un turbio negocio relacionado con la búsqueda de tesoros, la química y la piedra filosofal. Dice, entre otras cosas, que el padre Marchand, Augustino, de la ciudad de Rennes, fue su maestro en esta ciencia quimérica. El Rey me ordena escribirle para advertir a los superiores de este monje que vigilen su conducta y le asignen mejores ocupaciones.
En cuanto a Seigneurie, el mayor favor que se le puede conceder es liberarlo, con la condición de que se retire a casa; debe informar a sus padres para que vigilen su conducta, y no será liberado de la prisión hasta que se haya tomado la molestia de responderme. (A. N.)

L. Thomasin y R. Anguenet. 1705.
Archives de la Bastille, 11, pp.150, 163, 165, 166, 167, 168, 169. L. Thomassin tenía 46 años en 1711 y era originario de Aix en Provence.
PONTCHARTRAIN A M. d’ARGENSON. 24 décembre 1704.
Je vous envoie l’ordre pour faire mettre à la B. Thomassin, chimiste, où le Roi veut que vous l’interrogiez à fond sur ses mauvaises pratiques, ensuite de quoi on pourra le renvoyer dans sa province, ainsi que vous le proposez. A l’égard de Thérèse sa confidente, vous pouvez l’envoyer dans la maison des N, C, après néanmoins que vous l’aurez amplement interrogée, et après que vous m’aurez envoyé son interrogatoire.
Te envío la orden de enviar a B. Thomassin, químico, al lugar donde el Rey desea que lo interrogues a fondo sobre sus malas prácticas, tras lo cual podrá ser devuelto a su provincia, como propones. En cuanto a Thérèse, su confidente, puedes enviarla a la casa del N. C., después de interrogarla a fondo y de enviarme su interrogatorio.

PONTCHARTRAIN A M. D’ARGENSON. Versailles, 11 février 1705.
Je vous envoie l’ordre pour faire recevoir à l’hôpital, Thomassin et la Anguenet; pour ce qui est de Seigneurie, j’écris à M. de Noinlel, afin qu’il s’informe dans sa famille ce qu’on peut faire de lui ; mais avant que d’exécuter l’ordre pour transférer Thomassin et Anguenet, il faut les interroger encore sur ce qui regarde la dame de Vignancourt et les autres personnes dont ils parlent dans leurs interrogatoires.
Le envío la orden de que Thomassin y Anguenet sean recibidos en el hospital; en cuanto a Seigneurie, escribo a M. de Noinlel, para que pueda informarse en su familia sobre lo que se puede hacer con él; pero antes de ejecutar la orden de traslado de Thomassin y Anguenet, es necesario interrogarlos nuevamente sobre lo que concierne a la dama de Vignancourt y las otras personas de las que hablan en sus interrogatorios.

PONTCHARTRAIN A M. DE NOINTEL. Marly, 6 mai 1703.
On a été obligé de chasser de Paris et de renvoyer en Bretagne, un particulier nommé Seigneurie, pour des visions de pierre philosophale et autres friponneries dont il abusait le public, avec un autre particulier nommé Thomassin, plus fripon que lui, ainsi que vous le verrez par son interrogatoire, que je vous envoie. Le Roi m’ordonne de vous écrire de faire observer sa conduite, afin qu’il ne tombe pas en Bretagne dans les mêmes fautes. (A. N.)
Nos vimos obligados a expulsar de París y enviar de vuelta a Bretaña a un particular llamado Seigneurie, por visiones de la piedra filosofal y otros trucos con los que engañó al público, junto con otro particular llamado Thomassin, más canalla que él, como podrá comprobar en su interrogatorio, que le envío. El Rey me ordena que le escriba para que se observe su conducta, a fin de que no incurra en las mismas faltas en Bretaña. (A. N.)
Versailles, 14 janvier 1705.
Le Roi veut que Seigneurie, Thomassin et la Anguenet soient mis à la B. pour y êtreamplement interrogés, sur tout ce que vous croirez devoir contribuer à l’éclaircissement de leur mauvais commerce sur la chimie.
El Rey quiere que Seigneurie, Thomassin y Anguenet sean puestos en la B[astilla]. para ser interrogados extensamente sobre cualquier cosa que crea que pueda contribuir al esclarecimiento de sus malos tratos en química.

Archives de la Bastille, 11, 168-169.
L. Thomassin ; il est âgé de 46 ans, originaire d’Aix en Provence.
Cet homme se mêlait de chimie et prétendait avoir des secrets admirables; il vivait en mauvais commerce avec R. Anguenet, qui fut ramenée à l’hôpital, après avoir été chassée de Paris deux ou trois fois. Lorsqu’il était à la B., il composa un long mémoire qu’il prétendait très important au service du Roi ; mais ce mémoire étant un recueil d’extravagances ou d’impostures contre l’honneur et la réputation de M. Le Bret, intendant et, premier président de Provence, jusqu’à l’impliquer dans une conjuration imaginaire contre la personne et les intérêts de S. M., on crut qu’il était plus à propos de le renfermer à l’hôpital, parmi les insensés, que de le nourrir encore à la B. ; et quand le temps porté par la lettre de cachet serait fini, je ne croirais pas devoir vous proposer sa sortie, qu’à condition de se retirer dans son pays, où je présume de la prudence et de l’attention des magistrats, qu’ils ne lui permettront pas de continuer impunément ses extravagances.
Este hombre se dedicaba a la química y afirmaba tener secretos admirables; vivía en malos términos con R. Anguenet, quien fue llevado de vuelta al hospital tras haber sido expulsado de París dos o tres veces. Cuando estaba en la B[astilla], compuso unas largas memorias que, según él, fueron muy importantes para el servicio del Rey; pero, al ser estas memorias una colección de extravagancias o imposturas contra el honor y la reputación de M. Le Bret, intendente y primer presidente de Provenza, hasta el punto de implicarlo en una conspiración imaginaria contra la persona y los intereses de Su Majestad, se creyó que era más apropiado encerrarlo en el hospital, entre los enfermos mentales, que mantenerlo alimentado en la B[astilla]. y cuando haya transcurrido el tiempo previsto por la carta del sello, no creo poder proponerle su liberación, salvo con la condición de que se retire a su país, donde presumo, por la prudencia y atención de los magistrados, que no le permitirán continuar impunemente con sus extravagancias.


R. Anguenet. 6 janvier 1706. Elle est âgée de 66 ans, originaire de Champagne, etc.
Elle a été conduite à la B. pour s’être mêlée de chimie, et pour avoir fait espérer à ses dupes, des secrets ridicules qui les devaient conduire à la découverte de la pierre philosophale. Elle était en société avec Thomassin et Seigneurie, autres fripons de la même espèce, qui ont été chassés de Paris. Ainsi l’on pourrait la renvoyer dans sa province, et je crois que c’est le parti le plus convenable qu’on puisse prendre à son égard.
Apostille de M. de Pontchartrain, — Bon. La renvoyer en son pays.
Ainsi, il paraît qu’elle a été mise en liberté. {B. N.)
La llevaron a la Bastilla por entrometerse en química y por dar a sus incautos la esperanza de secretos ridículos que los llevarían al descubrimiento de la piedra filosofal. Estaba en compañía de Thomassin y Seigneurie, otros pícaros de la misma calaña, que fueron expulsados de París. Por lo tanto, podría ser enviada de vuelta a su provincia, y creo que es la medida más adecuada.
Apostilla del Sr. de Pontchartrain: — Bien. Que regrese a su país.
Aunque parece que ha sido liberada. {B. N.)

La viuda l’Huilher o Lully.
12 janvier 1706, Elle est âgée de 65 ans, originaire du Mans.
Il y avait plus de 50 ans qu’elle était à Paris, lorsqu’elle fut conduite à la B., pour un commerce de drogues propres à provoquer des avortements. Elle a consommé son bien dans des recherches de secrets de chimie qui conduisaient à la fausse monnaie et au poison, sous prétexte de transmutation de métaux et de pierre philosophale. Enfin, elle s’est mêlée de ce commerce criminel qui l’a fait arrêter, et comme on ne peut espérer qu’elle voulût se retirer dans le pays de son origine, je pense qu’il faut l’oublier à l’hôpital parmi les pauvres, puisqu’il ne lui reste ailleurs aucune ressource.
Id. en 1706 et 1707 ; en 1708, elle a été mise en liberté. (B. N.)
Llevaba más de 50 años en París cuando la llevaron al B. por tráfico de drogas diseñadas para inducir abortos. Gastó su dinero investigando secretos químicos que condujeron a la falsificación de dinero y al veneno, con el pretexto de transmutar metales y la piedra filosofal. Finalmente, se vio envuelta en este negocio criminal, lo que la llevó a su arresto, y como no podemos esperar que quisiera retirarse a su país natal, creo que deberíamos olvidarla en el hospital entre los pobres, ya que no le quedaban recursos en otro lugar. Ibíd. en 1706 y 1707; en 1708, fue liberada. (B. N.)

Schuster el alemán.
L’exempt loir a M. d’Argenson. Février 1703.
Schuster, Allemand, fils d’un médecin, depuis environ quinze ans en France, sans profession, art ni métier, se mêle d’enseigner aux étrangers, les Français et autres qui se disent chimistes, des secrets pour la composition des métaux, si vrai qu’il y a environ deux ans et demi qu’étant de société avec Homodei, Persan, et Caraffe, Italien, qui disaient tous deux avoir le secret de faire l’or et l’argent ; Schuster leur produisit un Allemand cinneux de ces sortes de compositions, lequel leur ayant loué au faubourg SaintMartin une maison pour y faire leur sophistication, leur aurait donné jusqu’à la somme de 6, 000 livres, dont Schuster eut sa part ; et Caraffe ne se croyant pas assez bien partagé, voulut tuer Homodei qui avait reçu le tout, ce qui, ayant fait découvrir la fourberie, l’Allemand vint les chercher pour se faire rendre son argent; il ne trouva plus que Schuster, qui dit n’avoir point l’argent, les autres étant évadés. Schuster est marié depuis quatre ans à une femme de mauvaise vie, et continue toujours à chercher des dupes. Schuster a été arrêté à la B.^ il y a environ cinq à six ans, soupçonné d’avoir intelligence avec les ennemis, oi!i il a resté un an.
A été aussi arrêté à l’abbaye Saint-Germain; son hôtesse l’ayant accusé de lui avoir volé une montre et d’autres nippes, et au Châtelet pour pareilles affaires. (B, A.)
Schuster, un alemán, hijo de un médico, desde hace unos quince años en Francia, sin profesión, arte ni oficio, se dedica a enseñar a los extranjeros, franceses y otros que se dicen químicos, secretos para la composición de los metales, tan cierto que hace unos dos años y medio, estando en sociedad con Homodei, un persa, y Caraffe, un italiano, quienes ambos decían tener el secreto de hacer oro y plata; Schuster les produjo un alemán entendido en esta clase de composiciones, quien, habiéndoles alquilado una casa en el Faubourg Saint-Martin para que hicieran su sofisticación, les habría dado hasta la suma de 6.000 libras, de las cuales Schuster tenía su parte; y Caraffe, no creyendo haber repartido bastante bien, quiso matar a Homodei que lo había recibido todo, lo cual, habiendo descubierto el engaño, el alemán vino a buscarlos para recuperar su dinero; no encontró más que a Schuster, quien dijo que no tenía el dinero, pues los demás habían escapado. Schuster lleva cuatro años casado con una mujer de mala reputación y sigue buscando infieles. Fue arrestado en la B[astilla] hace unos cinco o seis años, sospechoso de tener vínculos con el enemigo, donde permaneció un año.
También fue arrestado en la Abadía de Saint-Germain; su anfitriona lo acusó de robarle un reloj y otras cosas, y en el Châtelet por asuntos similares. (B, A.)

Boucheix de Rochefort
P0NTCHARTR4.IN A M. LE BLANC, INTENDANT DE RIOM. 26 novembre 1704.
On a arrêté, à Paris, un homme attaché à la recherche de la pierre philosophale, M. Boucheix, âgé de soixante-six ans, natif du bourg de Rochefort, près de Clermont, et comme pour mettre fin à toutes ses extravagances, il propose de se retirer en son pays, où il assure que l’abbé de Cuvilly, qui est seigneur de la ville d’Ebreuil, voudra bien lui accorder une retraite fixe et perpétuelle, le Roi souhaite que vous vous informiez si effectivement on veut bien lui donner cet asile, afin qu’on puisse l’y envoyer; c’est ce que je vous prie de prendre la peine de me mander le plus tôt qu’il se pourra 10 décembre 1704.
M. l’abbé d’Ebreuil ayant envoyé ici son consentement de se charger de Boucheix, dont je vous écrivis dernièrement, il a été mis en liberté avec ordre de se retirer incessamment à cette abbaye. Je vous en donne avis, afin que vous ayez soin, s’il vous plaît, d’y faire observer sa conduite, en sorte qu’il ne retombe plus dans ses folies de pierre philosophale, dont il a bien promis de s’abstenir.
Un hombre dedicado a la búsqueda de la piedra filosofal, el Sr. Boucheix, de sesenta y seis años, natural del pueblo de Rochefort, cerca de Clermont, ha sido arrestado en París. Como para poner fin a todas sus extravagancias, propone retirarse a su país, donde nos asegura que el Abad de Cuvilly, señor de la ciudad de Ebreuil, estará dispuesto a concederle un retiro permanente. El Rey desea que usted pregunte si realmente está dispuesto a que se le conceda este asilo, para poder ser enviado allí; le ruego que se tome la molestia de informarme lo antes posible. 10 de diciembre de 1704. El Abad de Ebreuil, tras haber enviado aquí su consentimiento para hacerse cargo de Boucheix, sobre quien le escribí recientemente, ha sido puesto en libertad con órdenes de retirarse inmediatamente a esta abadía. Os aviso de esto para que, si os place, tengáis cuidado de observar su conducta, para que no vuelva a caer en las locuras de la piedra filosofal, de las que ha prometido abstenerse.

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